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	<title>Comments on: France – Maroc : Quand le Maroc joue à domicile &#8230; à Saint Denis !</title>
	<link>http://www.goldenchicha.com/2007/11/22/france-%e2%80%93-maroc-quand-le-maroc-joue-a-domicile-a-saint-denis/</link>
	<description>Chronique du microcosme du football tunisien</description>
	<pubDate>Sun, 12 Oct 2008 13:07:53 +0000</pubDate>
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		<title>by: Roumi</title>
		<link>http://www.goldenchicha.com/2007/11/22/france-%e2%80%93-maroc-quand-le-maroc-joue-a-domicile-a-saint-denis/#comment-1084</link>
		<pubDate>Fri, 23 Nov 2007 00:57:51 +0000</pubDate>
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					<description>Bonjour.

Je voudrais faire quelques précisions à propos de cette note.

D'abord ce comportement ne concerne, comme d'habitude qu'une minorité ; mais on ne parle que de la minorité qui siffle un hymne, qui brûle des voitures, qui passe ses journées le cul sur un banc à rien faire, ... 
Pendant ce temps là les gens respectueux et honnêtes, ceux qui travaillent, ... on n'en parle jamais car ils sont invisibles, car ils sont occupés, ....

Il faut toujours aussi qu'on fasse passer ces jeunes pour des victimes relatives. certes ils n'ont pas toujours la vie simple mais la vie n'est simple pour personne en banlieue... mais il est assez blessant de réduire systématiquement la banlieue à l'immigration, à la pauvreté, à la délinquance, ... certains avaient volontairement mal interprété des paroles d'un ex-ministre de l'Intérieur... mais finalement tout le monde reproduit plus ou moins des schémas similaires sans pour autant s'en offusquer. On pose assez souvent des équations du genre banlieusard = jeune = immigré = opprimé, ... c'est pénible vraiment de ne pas pouvoir sortir de ce genre de choses.
Faut-il rappeler que la banlieue, pour ne parler que de celle de Paris est peuplée de 8 millions de personnes dont la majorité ne sont pas des immigrés, ne sont pas des maghrébins, ne sont pas tous des jeunes de moins de 20 ans, que tous ne sont pas au seuil de la pauvreté mais appartiennent plutôt aux classes moyennes, que les enfants banlieusards, qu'ils soient immigrés ou non, peuvent par exemple accéder pour une bonne partie aux études universitaires. Rappelons aussi que la banlieue de Paris s'étend sur plusieurs dizaines de kilomètres, qu'elle se compose d'immeubles (tours ou barres) mais aussi de grandes zones pavillonnaires, qu'il  y a en banlieue aussi des zones d'habitations relativement aisée, mais aussi des champs, ... bref tout un environnement et un monde dont la subtilité échappe à la plupart des analyses.

Je voudrais aussi rappeler que la France n'a pas parqué les immigrés dans les cités. La France, qui était en grave pénurie de logements après la guerre, a construit souvent dans l'urgence des habitations à loyers modérés sous la forme la plus économique, c'est-à-dire des immeubles dans des secteurs plus ou moins vierges d'urbanisation ; en cela elle a agi comme bon nombre de pays et pourquoi ne pas songer aussi à la Tunisie par exemple ?! Ce phénomène de concentration de l'habitat est bien motivé par les mêmes réalités socio-économiques, par les mêmes volontés de développement, .... Personne n'est obligé de s'installer dans ces cités dans l'absolu ; on y vient par nécessité, parce qu'on y trouve en particulier le niveau de loyer le plus économique, parce qu'on y trouve des logements disponibles plus qu'ailleurs... on y vient aussi parce que, dans le processus d'assimilation, l'immigré passe par une première étape où il recherche la compagnie des gens qui lui ressemblent, où il a besoin de faire jouer les liens de la solidarité, de recomposer une forme d'organisation sociale aussi proche que possible de celle qu'il vient de quitter ; par la suite, quand il a gagné un peu en aisance, quand il a commencé à se laisser pénétrer par certains traits socio-culturels locaux, il devient plus individualiste et c'est là souvent qu'il va penser à s'installer ailleurs, tant parce que ses moyens lui permettent de songer à cela que parce que mentalement il se sent moins lié à un groupe qui trouve logiquement sa place dans des zones d'habitats concentrés. Il serait bon aussi de penser que de nombreux Français de souche ont bénéficié et bénéficient également de ce type de logement concentré. Ce qui est jugé infâme par certains, voire comme une forme de mépris dirigé spécialement contre les immigrés, des Français de souche l'ont reçu avec une certaine satisfaction même si on peut évidemment toujours rêver de mieux qu'un appartement dans une tour ou une barre ou encore un pavillon serré contre d'autres... il faut bien voir aussi qu'on assiste depuis pas mal d'années déjà maintenant à un investissement de zones pavillonnaires par des immigrés... et même dans des petites villes de province ou dans des zones semi-rurales ; certains immigrés, dès qu'ils ont un peu d'argent, changent de secteur pour avoir plus de place, parce que l'endroit où ils étaient ne les satisfait plus, ... bref chacun bouge en fonction de ses moyens et de ses aspirations. C'est dans la logique du développement social des immigrés. On dirait qu'il faudrait que les gens qui arrivent soient directement des cadres bien payés et logés dans de belles maisons, ... ben non il y a un certain processus qui se produit et cela a d'ailleurs été pareil pour d'autres vagues d'immigration plus anciennes mais cela on semble l'oublier de nos jours où le règne de la facilité nous rend si exigeant et impatient.
On oublie aussi qu'il y avait de grands bidonvilles en France, occupés tant par des Français de souche que par des immigrés, jusque dans les années 1970... être "parqué" (pour reprendre ce terme qui me semble inexact) dans un immeuble à loyer modéré était donc déjà une chance ! Il y a comment dire... une perte totale de repères par certains... on ne se rend même plus compte de la chance relative que l'on a, de l'évolution significative de la qualité de la vie en dépit des problèmes qui demeurent ; on formule des exigences pour le moins déplacées, des plaintes assez écoeurantes par rapport à des personnes plus dans le besoin que nous, que ce soit sur place ou à l'étranger.
Beaucoup de ces jeunes qui se sentent rejetés n'ont même pas conscience de la chance qu'ils ont d'avoir l'éducation obligatoire jusqu'à 16 ans, des aides sociales pour leurs parents, un système de santé très généreux. Rien n'est trop beau pour certains qui se complaisent dans leur position d'éternelles victimes. au passage ceux qui galèrent vraiment, ceux qui ont vraiment galérés, ce ne sont pas ces jeunes mais plutôt leurs parents ! La vie n'est pas simple pour les jeunes de banlieue mais c'est certain que si on ne se retrousse pas les manches on n'a rien ; si on ne fait pas l'effort d'apprendre quelque chose, un métier manuel ou de poursuivre des études universitaires, on n'a rien. Certains ne semblent pas l'avoir réalisé ; ce sont eux qui se plaignent ; ce sont eux dont on parle et qu'on érige en modèle type du banlieusard français.

Pour ce qui est du racisme, il repose parfois sur de réels problèmes mais parfois aussi sur des simples sentiments d'oppression. Si quelqu'un est désagréable avec nous, on réagira différemment à une seule et même situation selon qu'on est français de souche ou immigré ; le français de souche dira que le gars était désagréable ; l'immigré dira pour la même situation que le gars est raciste. Et c'est selon le même processus que l'immigré n'aura souvent que le sentiment d'être une victime, dans la droite lignée de son statut d'ancienne victime du colonialisme, alors qu'on sait très bien que le racisme existe entre immigrés, en particulier entre maghrébins et africains noirs, mais aussi parfois en direction des français de souche. C'est un peu comme pour cette idée qu'on opprimerait les immigrés en les regroupant dans des quartiers... on analyse les choses et on réagit en fonction de ce que l'on est ; on ne cherche pas à se détacher souvent de ce que l'on est pour essayer de voir s'il y a d'autres façons de percevoir un seul et même phénomène. Résultat : on se regarde le nombril, on se sent opprimé par tel ou tel, on se méfie et on se replie sur soi... et de là naît la xénophobie qui est la peur de l'Autre. C'est vrai que le racisme c'est un mot confortable finalement parce qu'on le voit toujours sous l'angle d'un rapport post-colonial... mais ce racisme relève plutôt en vérité de la xénophobie et dans ce registre-là, cette peur de l'Autre par ignorance de ce qu'il est, tout le monde où presque en est atteint, y compris ceux qui se disent victimes et qui sont pourtant les premiers à reproduire avec d'autres les mêmes schémas.

Ce serait bien effectivement que les jeunes banlieusards diplômés, immigrés ou non, parlent un peu plus de leur banlieue... donnent une image un peu différente de celle que l'on renvoie généralement et incitent notamment ceux qui voient tout en noir à aller de l'avant.</description>
		<content:encoded><![CDATA[<p>Bonjour.</p>
<p>Je voudrais faire quelques précisions à propos de cette note.</p>
<p>D&#8217;abord ce comportement ne concerne, comme d&#8217;habitude qu&#8217;une minorité ; mais on ne parle que de la minorité qui siffle un hymne, qui brûle des voitures, qui passe ses journées le cul sur un banc à rien faire, &#8230;<br />
Pendant ce temps là les gens respectueux et honnêtes, ceux qui travaillent, &#8230; on n&#8217;en parle jamais car ils sont invisibles, car ils sont occupés, &#8230;.</p>
<p>Il faut toujours aussi qu&#8217;on fasse passer ces jeunes pour des victimes relatives. certes ils n&#8217;ont pas toujours la vie simple mais la vie n&#8217;est simple pour personne en banlieue&#8230; mais il est assez blessant de réduire systématiquement la banlieue à l&#8217;immigration, à la pauvreté, à la délinquance, &#8230; certains avaient volontairement mal interprété des paroles d&#8217;un ex-ministre de l&#8217;Intérieur&#8230; mais finalement tout le monde reproduit plus ou moins des schémas similaires sans pour autant s&#8217;en offusquer. On pose assez souvent des équations du genre banlieusard = jeune = immigré = opprimé, &#8230; c&#8217;est pénible vraiment de ne pas pouvoir sortir de ce genre de choses.<br />
Faut-il rappeler que la banlieue, pour ne parler que de celle de Paris est peuplée de 8 millions de personnes dont la majorité ne sont pas des immigrés, ne sont pas des maghrébins, ne sont pas tous des jeunes de moins de 20 ans, que tous ne sont pas au seuil de la pauvreté mais appartiennent plutôt aux classes moyennes, que les enfants banlieusards, qu&#8217;ils soient immigrés ou non, peuvent par exemple accéder pour une bonne partie aux études universitaires. Rappelons aussi que la banlieue de Paris s&#8217;étend sur plusieurs dizaines de kilomètres, qu&#8217;elle se compose d&#8217;immeubles (tours ou barres) mais aussi de grandes zones pavillonnaires, qu&#8217;il  y a en banlieue aussi des zones d&#8217;habitations relativement aisée, mais aussi des champs, &#8230; bref tout un environnement et un monde dont la subtilité échappe à la plupart des analyses.</p>
<p>Je voudrais aussi rappeler que la France n&#8217;a pas parqué les immigrés dans les cités. La France, qui était en grave pénurie de logements après la guerre, a construit souvent dans l&#8217;urgence des habitations à loyers modérés sous la forme la plus économique, c&#8217;est-à-dire des immeubles dans des secteurs plus ou moins vierges d&#8217;urbanisation ; en cela elle a agi comme bon nombre de pays et pourquoi ne pas songer aussi à la Tunisie par exemple ?! Ce phénomène de concentration de l&#8217;habitat est bien motivé par les mêmes réalités socio-économiques, par les mêmes volontés de développement, &#8230;. Personne n&#8217;est obligé de s&#8217;installer dans ces cités dans l&#8217;absolu ; on y vient par nécessité, parce qu&#8217;on y trouve en particulier le niveau de loyer le plus économique, parce qu&#8217;on y trouve des logements disponibles plus qu&#8217;ailleurs&#8230; on y vient aussi parce que, dans le processus d&#8217;assimilation, l&#8217;immigré passe par une première étape où il recherche la compagnie des gens qui lui ressemblent, où il a besoin de faire jouer les liens de la solidarité, de recomposer une forme d&#8217;organisation sociale aussi proche que possible de celle qu&#8217;il vient de quitter ; par la suite, quand il a gagné un peu en aisance, quand il a commencé à se laisser pénétrer par certains traits socio-culturels locaux, il devient plus individualiste et c&#8217;est là souvent qu&#8217;il va penser à s&#8217;installer ailleurs, tant parce que ses moyens lui permettent de songer à cela que parce que mentalement il se sent moins lié à un groupe qui trouve logiquement sa place dans des zones d&#8217;habitats concentrés. Il serait bon aussi de penser que de nombreux Français de souche ont bénéficié et bénéficient également de ce type de logement concentré. Ce qui est jugé infâme par certains, voire comme une forme de mépris dirigé spécialement contre les immigrés, des Français de souche l&#8217;ont reçu avec une certaine satisfaction même si on peut évidemment toujours rêver de mieux qu&#8217;un appartement dans une tour ou une barre ou encore un pavillon serré contre d&#8217;autres&#8230; il faut bien voir aussi qu&#8217;on assiste depuis pas mal d&#8217;années déjà maintenant à un investissement de zones pavillonnaires par des immigrés&#8230; et même dans des petites villes de province ou dans des zones semi-rurales ; certains immigrés, dès qu&#8217;ils ont un peu d&#8217;argent, changent de secteur pour avoir plus de place, parce que l&#8217;endroit où ils étaient ne les satisfait plus, &#8230; bref chacun bouge en fonction de ses moyens et de ses aspirations. C&#8217;est dans la logique du développement social des immigrés. On dirait qu&#8217;il faudrait que les gens qui arrivent soient directement des cadres bien payés et logés dans de belles maisons, &#8230; ben non il y a un certain processus qui se produit et cela a d&#8217;ailleurs été pareil pour d&#8217;autres vagues d&#8217;immigration plus anciennes mais cela on semble l&#8217;oublier de nos jours où le règne de la facilité nous rend si exigeant et impatient.<br />
On oublie aussi qu&#8217;il y avait de grands bidonvilles en France, occupés tant par des Français de souche que par des immigrés, jusque dans les années 1970&#8230; être &#8220;parqué&#8221; (pour reprendre ce terme qui me semble inexact) dans un immeuble à loyer modéré était donc déjà une chance ! Il y a comment dire&#8230; une perte totale de repères par certains&#8230; on ne se rend même plus compte de la chance relative que l&#8217;on a, de l&#8217;évolution significative de la qualité de la vie en dépit des problèmes qui demeurent ; on formule des exigences pour le moins déplacées, des plaintes assez écoeurantes par rapport à des personnes plus dans le besoin que nous, que ce soit sur place ou à l&#8217;étranger.<br />
Beaucoup de ces jeunes qui se sentent rejetés n&#8217;ont même pas conscience de la chance qu&#8217;ils ont d&#8217;avoir l&#8217;éducation obligatoire jusqu&#8217;à 16 ans, des aides sociales pour leurs parents, un système de santé très généreux. Rien n&#8217;est trop beau pour certains qui se complaisent dans leur position d&#8217;éternelles victimes. au passage ceux qui galèrent vraiment, ceux qui ont vraiment galérés, ce ne sont pas ces jeunes mais plutôt leurs parents ! La vie n&#8217;est pas simple pour les jeunes de banlieue mais c&#8217;est certain que si on ne se retrousse pas les manches on n&#8217;a rien ; si on ne fait pas l&#8217;effort d&#8217;apprendre quelque chose, un métier manuel ou de poursuivre des études universitaires, on n&#8217;a rien. Certains ne semblent pas l&#8217;avoir réalisé ; ce sont eux qui se plaignent ; ce sont eux dont on parle et qu&#8217;on érige en modèle type du banlieusard français.</p>
<p>Pour ce qui est du racisme, il repose parfois sur de réels problèmes mais parfois aussi sur des simples sentiments d&#8217;oppression. Si quelqu&#8217;un est désagréable avec nous, on réagira différemment à une seule et même situation selon qu&#8217;on est français de souche ou immigré ; le français de souche dira que le gars était désagréable ; l&#8217;immigré dira pour la même situation que le gars est raciste. Et c&#8217;est selon le même processus que l&#8217;immigré n&#8217;aura souvent que le sentiment d&#8217;être une victime, dans la droite lignée de son statut d&#8217;ancienne victime du colonialisme, alors qu&#8217;on sait très bien que le racisme existe entre immigrés, en particulier entre maghrébins et africains noirs, mais aussi parfois en direction des français de souche. C&#8217;est un peu comme pour cette idée qu&#8217;on opprimerait les immigrés en les regroupant dans des quartiers&#8230; on analyse les choses et on réagit en fonction de ce que l&#8217;on est ; on ne cherche pas à se détacher souvent de ce que l&#8217;on est pour essayer de voir s&#8217;il y a d&#8217;autres façons de percevoir un seul et même phénomène. Résultat : on se regarde le nombril, on se sent opprimé par tel ou tel, on se méfie et on se replie sur soi&#8230; et de là naît la xénophobie qui est la peur de l&#8217;Autre. C&#8217;est vrai que le racisme c&#8217;est un mot confortable finalement parce qu&#8217;on le voit toujours sous l&#8217;angle d&#8217;un rapport post-colonial&#8230; mais ce racisme relève plutôt en vérité de la xénophobie et dans ce registre-là, cette peur de l&#8217;Autre par ignorance de ce qu&#8217;il est, tout le monde où presque en est atteint, y compris ceux qui se disent victimes et qui sont pourtant les premiers à reproduire avec d&#8217;autres les mêmes schémas.</p>
<p>Ce serait bien effectivement que les jeunes banlieusards diplômés, immigrés ou non, parlent un peu plus de leur banlieue&#8230; donnent une image un peu différente de celle que l&#8217;on renvoie généralement et incitent notamment ceux qui voient tout en noir à aller de l&#8217;avant.
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