Chapionnat et Champions League sont-ils incompatibles?
Après cinq journée de notre belle Ligue 1, on est en mesure de se poser une question très importante : peut-on gagner le championnat en jouant une coupe africaine ?
Bien sûr, notre question traite du cas où l’équipe concernée atteint au moins les demi-finales.
En regardant le classement de la Ligue 1, on se rend compte que le CSS poireaute à la sixième place derrière l’EGSG, le ST et …l’EOGK.
Est-ce logique que l’équipe qui joue le plus beau football du moment soit en si mauvaise posture ?
En regardant de plus près les performances du CSS dans les matchs de la Champions League et ceux qui championnat local, on s’aperçoit d’un net décalage entre, non le rendement général, mais l’efficacité selon que le match concerne l’un ou l’autre des deux compétitions.
A partir de là, on peut se légitimement se poser la question de sa voir si nos clubs ont les moyens de jouer les deux compétitions ?
A priori, oui.
Le CSS qui dispose d’un vivier de jeunes joueurs plus qu’intéressant, a selon toute vraisemblance les moyens d’aligner les matchs sans trop souffrir.
Mais la réalité est toute autre.
Pour commencer, les équipes qui jouent la Champions League se fixe généralement pour objectif ultime cette compétition au détriment du championnat local.
Un cas concret : le CSS, puisqu’il est seul rescapé, n’a pas effectué des recrutements qui lui permettent de faire tourner son effectif sans trop s’en ressentir.
Quand on voit le nombre de joueurs cédés et les sommes astronomiques annoncées, on peut se poser la question fatidique : mais où va l’argent?
Autre point, intéressant qui découle du premier : les dirigeants ne raisonennt qu’à court terme.
En supposant que la Champions League sera sienne, est-il logique et acceptable de terminer dans le ventre mou du classement ou ne serait-ce que loin des deux premières places ?
Dans un championnat comme le notre, cela relève du non-sens.
C’est là que nous remarquons que la culture de la gagne est absente dans la plupart des équipes tunisiennes !
L’absence de titres pendants de trop longues années fait qu’on se contente de peu.
En réponse à une question sur le palmarès de l’ESS, Othmen Jenayeh a répondu qu’il avait gagné trente titres tous sports confondus ! Oui mais un seul championnat en douze ans.
Il est clair que l’EST avait monopolisé les titres sur cette période mais elle n’avait pas gagné la coupe d’Afrique, ce qui confirme qu’il est très dur de gagner les deux.
Le CSS a accumulé une victoire contre une défaite et trois matchs nuls.
Deux rencontres sont intéressantes à analyser :
Celle face à l’EGSG a vu le CSS dominer le match pendant vingt minutes, se créer des occasions et marquer des buts. Mais en contre partie, l’arrière garde s’est montrée très fébrile et notamment le gardien qui endosse la responsabilité des buts gafsiens. Bien que le match était à la portée d’une aussi bonne équipe que le CSS, le partage des points s’est avéré plus logique en fin de compte.
La rencontre face au Club Africain, aurait pu se terminer par un score fleuve rien que sur la première mi-temps. Une dizaine d’occasions, du beau jeu…et un seul but.
A la reprise, les sfaxiens n’ont même pas daigné presser les clubistes pour conforter leur avance et ont essayé de gérer tranquillement comme s’ils pensaient que ça n’en valait pas la peine de se fatiguer plus que ça.
La suite on la connais…
C’est cette suffisance qu’on remarque chez les équipes disputant les coupes africaines et qui leur est si préjudiciable.
Comme si disputer une coupe d’Afrique les exonérait de jouer le championnat ou les mettait au-dessus de leurs adversaires.
Cette mentalité n’est pas l’apanage des seuls joueurs, les dirigeants aussi ont leur part de responsabilité.
Quand on voit Zahaf essayer de nous faire croire que le CSS joue la coupe d’Afrique pour honorer les couleurs de la Tunisie, on en a les larmes aux yeux…de rire, tellement il est ridicule.
Encore un peu et il nous demandait d’arrêter le championnat et de mettre une part du budget de l’Etat à la disposition de son équipe.
Verrons-nous une équipe tunisienne gagner le championnat et la Champions League à l’image d’Enyemba ou Ahly d’Egypte ?
Dans l’état actuel des choses, cela semble peu probable.
Tant qu’on n’enlèvera pas de la têtes de dirigeants que jouer la coupe d’Afrique est un sacrifice et qu’on n’apprendra pas aux joueurs que sans titre national, point d’existence sur le plan continental, la réalisation d’une telle performance semble irréaliste